Né le 24 juillet 1924 à Metz (Moselle), fils d’un dirigeant syndicaliste et communiste de Moselle, Frédéric Rau (1896-1960), Raymond Rau fut enrôlé de force dans la Wehrmacht comme de nombreux jeunes Alsaciens et Lorrains, les « Malgré-Nous ». Refusant de combattre contre les Alliés, il tenta d’abord de déserter et envisagea de traverser le lac de Constance à la nage. Il ne put mener à bien cette initiative, car son unité devait partir sur le front russe. Il essaya alors de rallier les troupes soviétiques, mais il fut arrêté par la Feldgendarmerie à Jersunowo, près de Leningrad (URSS).

 Jugé par un tribunal militaire le 17 juillet 1943, il fut condamné à mort et fusillé le 26 juillet 1943. Quelques heures avant de mourir, il put écrire une dernière lettre à ses parents.

 

"Chers parents.

Le 11 juillet à 5 heures du matin, j’ai essayé de me sauver chez les Russes mais je n’y suis pas arrivé et je suis tombé dans les mains des Allemands. Je fus traduit devant le conseil de guerre et condamné à mort. Aujourd’hui, je serai fusillé.

Chers parents aimés, il ne faudra pas pleurer et toujours penser que votre fils est allé courageusement vers la mort. Mon dernier souhait est que vous m’oubliez vite. Vous avez toujours encore Roger, Pierre et Ruth qui pourront faire passer votre chagrin. Maintenant il faut que je fasse remarquer à papa (Frédéric Rau, ancien maire communiste d’Amnéville) qu’il ne fasse pas de bêtises et qu’il reste près de maman pour la consoler.

Chers parents, votre fils va mourir aujourd’hui croyant en Dieu. J’ai communié et reçu les saints sacrements de l’église. Promettez-moi de ne pas vous faire de chagrin et de vite m’oublier et que toute la famille reste toujours unie jusqu’à ce que la mort la sépare. C’est ma dernière volonté.

Votre très cher fils Raymond qui vous aime bien et ne vous oubliera jamais."

 

Source : maitron.com

Située sur les bans de Knutange et Nilvange, une impasse relie la « rue des Alliés » à la « rue de la Marne », sur la partie knutangeoise s’érigent des garages, alors que sur la partie nilvangeoise se trouvent des habitations. Cette impasse est requalifiée conjointement par les deux municipalités en « Impasse Raymond RAU ».

Merci à M.Duval et pour ces informations