François Joseph Barba né le 16 juillet 1840 à Hayange. Son grand-père, son père et ses oncles ont travaillé au service de la famille de Wendel. Il perdit sa mère jeune, et fut proche de la deuxième épouse de son père, Caroline Willaume. La famille Barba avait acheté une maison dans le voisinage du château, et le jeune Joseph jouait souvent avec Henri de Wendel. Il entra à Polytechnique à 18 ans où il sortit dans les premiers rangs avec le titre d'ingénieur de la marine et s'engagea en 1860 dans l'école du génie Maritime ou il fut nommé 3ème classe à deux galons . Il débuta sa carrière d'ingénieur de la Marine au port de Lorient, dans la construction, l'outillage et l'armement des navires.

Le 9 avril 1866 il épousa Marie Bonnafont, fille d'un médecin militaire qui habitait à Paris. Quelque temps avait son mariage, il a été informé d'une mutation aux usines de Guérigny, près de Nevers, un établissement métallurgique de l'Etat. Il fera notamment un séjour au Creusot pour avoir des informations sur un marteau-pilon qui devait leur être livré (le marteau-pilon était la spécialité des usines du Creusot). Mais il ne se plaisait pas dans cette usine et demanda à retourner à Lorient, son changement est accepté après 2 ans passée à Guérigny.

De retour à Lorient où il restera 7 ans (jusque 1875) Il sera en charge de la construction des navires comme le "Bouledogue", l"Ariège", le "Redoutable" ou encore le "Tonnerre", le premier navie en acier. Il est également membre de la commission d'expériences sur les canons et les blindages. En 1874, il rédigera une étude sur l'emploi de l'acier dans les constructions : exposé de la méthode à suivre pour la mise en oeuvre des tôles et barres profilées en métal fondu.

En 1875 il est missionné pour aller recueillir des informations dans différentes usines ou chantiers de construction sur l'acier et l'utilisation de rivets. Cette tournée l'amène de nouveau au Creusot, où il est accueilli par Henri Schneider. Ce dernier voulait recruter François-Joseph à la direction des services techniques de l'usine.
Il accepta l'emploi et démissionna de Lorient et devient ingénieur principal en 1876, juste avant la mise au point du "Marteau-Pilon" haut de 21 mètres, la machine outil de l'ingénieur François Bourdon.
En 1881, il est nommé ingénieur en chef de l'Usine.

Il décède en 1926 à Moulins, chez sa fille Gabrielle, ou il vivait.
Source : http://olivier.veilhan.free.fr