Jean Burger dit "Mario" est né à Metz le 16 février 1907

Issu d'une famille aisée de grainetier, il exerce le métier d'instituteur, dans le bassin industriel lorrain. Militant communiste, il est nommé secrétaire départemental du mouvement "Paix et Liberté". En septembre 1939, il est mobilisé au 460e régiment de pionniers et reste cantonné sur la ligne Maginot. Jean Burger est arrêté une première fois en 1941, s’évade du camp de Nienhagen, près de la Mer Baltique et réussit à rejoindre la France.

Arrêté à nouveau en septembre 1942, il s’évade en décembre de la même année d’un hôpital messin où il avait été momentanément hospitalisé, et ce, grâce à la complicité de son frère, le docteur Léon Burger.

Opérant en liaison étroite avec des amis dispersés dans la région, en patriote ardent, détestant l’occupant et méprisant le danger, il fonde le Groupe «Mario». Ce mouvement de Résistance, le plus important de Moselle, qui comptera plus de 3000 membres, d’Audun le Tiche au Pays de Bitche, pratique le combat armé, organise des sabotages, vient en aide aux évadés et aux familles de prisonniers et s’occupe de la distribution de tracts.

Ces tracts, écrits et distribués sous le nez des occupants attaquent violemment les responsables de crimes commis dans notre région.

Les camarades du Groupe Mario à Moyeuvre avaient aménagé une ferme comme lieu de rassemblement des évadés et réfractaires à la Wehrmacht : lorsque leur nombre devenait trop important, ils les faisaient traverser la frontière. Les camarades du Groupe Mario d’Algrange, de Fontoy et d’Audun le Tiche firent de même.

Beaucoup de membres de ce groupe furent arrêtés, emprisonnés au Fort de Queuleu avant d’être transférés vers d’autres camps de concentration. Ce fut, hélas, le chemin emprunté par Jean Burger : arrestation le 21 décembre 1943, un an de cachot à Queuleu où il subit les pires sévices, internement successif dans les camps de Dachau, Monowitz et Nordhausen en Allemagne. Il est mortellement blessé, lors d’un bombardement aérien d’un camp d’aviation situé à proximité de Nordhausen le 3 avril 1945.

Certaines communes (Algrange, Neufchef, Serémange-Erzange et Hayange) ont donné son nom à certaines rues.