Né à Saint-Amour dans le Jura en 1891, le jeune Ferdinand suit une formation de chaudronnier et va très vite se spécialiser dans la construction métallique. Il ouvre un petit atelier, qui deviendra rapidement "Usine du grand St Michel, Manufacture de Tôlerie à Saint Amour".
Après la seconde guerre mondiale, il a fallu reconstruire vite et à moindre coût.
Ce fut le leit motiv de Ferdinand Fillod qui fit breveter en 1928 sa première invention "le panneau acier" qui permet la mise en place de solutions complètes de construction.

Un an après, en 1929, Ferdinand Fillod pose ses valisesdans la vallée. Il s'installe à Florange grâce au soutien de la famille de Wendel (qui l'approvisionne en matière première, le fer) et fondent ensemble la societé de Construction Métallique Fillod (CMF).
L'atout de ce système de construction est la simplicité : les panneaux sont livrés avec un plan (choisi par le maître d'ouvrage) et il suffit d'assembler soi-même les murs extérieurs, les cloisons et la toiture (deux grandes plaques de tôles à deux pans afin de garantir l'étanchéité de la structure). Pas de boulons, ni soudure.

 

Les réalisations de Ferdinand Fillod sont utilisées dans toute la France par l'Education Nationale, EDF, la SNCF, mais surtout l'armée française ainsi que l'armée algérienne.

Parmi les constructions les plus insolites on trouvent des lieux de culte, c'est le cas de la chapelle de la cité Bosment à Serémange Erzange, ou encore hors vallée, de l'église Sainte Barbe à Crusnes (classée au titre des monuments historiques).

Ferdinand Fillod decède en 1956 et sa societé fermera 30 ans après son décès, en 1986. La CMF aura employé au meilleur de son existence jusqu'à 900 personnes.

L'industrialisation selon Ferdinand Fillod