Ingénieur des Arts et métiers, fondé de pouvoirs de la Société Les Petits-Fils de François de Wendel et Compagnie, Anthime Bosment est entré aux forges en 1858 et demeuré en activité de service jusqu'à son décès en 1912, après plus de 50 ans passé dans la Maison de Wendel.

Il a été, au lendemain de 1870, le bras droit de Messieurs Henri et Robert de Wendel durant la période difficile de l'annexion. Refusant que ses fils travaillent pour l'Allemagne, il les envoie en territoire français, renonçant ainsi à les suivre durant leurs études et à vivre au sein de leur famille. Il les verra de temps à autre en cachette des autorités.

 

Il n'aura de cesse de rappeler aux allemands qu'il est français, comme le rappelle Guy de Wendel, dans son discours lors du cinquantième anniversaire de l'entrée du fils d'Anthime Bosment, Albert, dans la Maison de Wendel. Très proche d'Anthime, Guy de Wende se remémora une scène qui arrivait fréquemment : un allemand qui après une présentation et un salut en bonne et dûe forme s'exprimait sur sa visite en allemand, M.Bosment lui intima de parler en français, alors qu'il comprenait très bien la demande exprimée.

La famille de Wendel le considéra tellement qu'elle nommera une rue à son nom dans la cité Ste Catherine à Hayange.