L'église d'inspiration "Renaissance" est due à l'architecte de Metz René Jaquemin. Pour la façade, il s'est inspiré de l'église de la Trinité à Paris, paroisse de résidence de la famille de Wendel dans la capitale.

La nef

La nef unique, longue de 23,5 m et large de 16,5m prolonge un nathex. Elle est coiffée par une voute en plein cintre qui culmine à 17,4 m. Ornée de caissons moulurés, elle est éclairée de chaque côté par quatre fenêtres hautes décorés de magnifiques vitraux représentant la Vierge Marie et divers saints.

 

Le transept

Partagé par des colonnes, le transept sépare la nef du choeur. Long de 28,10 m et large de 16,50 m, il est éclairé à l'est et à l'ouest par quatre fenêtres ornées de vitraux. Ceux de l'est représentent la vie de la Vierge Marie et de St Joseph. Celles de l'Ouest la vie de Jésus. Deux absidioles abritent à gauche un autel dédié à St Joseph ouvrier et à droite au Sacré Coeur. A noter que la base de ce dernier autel abritant le saint sacrement représente le Christ au tombeau.

 

Le choeur

Encadré par deux autels latéraux consacrés à Notre Dame de Hayange et St Martin évêque, le choeur de l'église, avec à l'est la chapelle De Wendel et à l'ouest les sacristies. Une monumentale fresque en cinq tableaux en marque l'entrée. On y reconnait la présentation de Jésus au temple, des scènes célestes, la Trinité et la consécration épiscopale de St Martin. Le choeur lui même est éclairé par trois vitraux représentant St Martin ordonnant un prêtre, St Martin partageant son manteau et St Martin qui guerit un malade. Au bas de la fenêtre centrale dans un médaillon les inventeurs de l'église, le curé Neumann, Théodore de Gargan, Henri et Robert De Wendel.

 

La chaire

La chaire à prêcher de style "Renaissance" richement sculptée. Don de Mme De Curel née De Wendel. On y retrouve des scènes de la vie de St Martin, les quatre évangélistes et cinq statues féminines avec des symboles, comme une ancre (la foi ?) une hostie (l'eucharistie ?), une amphore (le baptême ?)..

 

Le plus grand instrument de Moselle

Achevé à l’automne 1894, le nouvel orgue fut béni le mardi 19 février 1895 à 10 heures du matin, par l’abbé Willeumier, vicaire général à Metz. Il est inauguré le même jour par les organistes Lajeunesse, Heckmann et Albert Kieffer, respectivement titulaires de la cathédrale de Metz, de saint Maximin de Thionville et de Hayange. Du plus grand instrument sorti des ateliers de Boulay, qui est encore aujourd’hui le plus grand orgue de Moselle, les Dalstein-Haerpfer firent un de leurs chefs-d’oeuvre, le baptisant symboliquement de l’Opus-100. Il coûta plus de 43 000 F, dont 8000 F pour le buffet payé par les Wendel ; l’abbé Joseph Neuman, curé de Hayange donna 5000 F et le reste fut payé par la fabrique. Quant à l’ancien instrument, il fut repris par les facteurs et revendu dès 1894 à l’église catholique d’Algrange.

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